Ermelinda : « Etre nappy, c’est s’assumer en tant que femme noire. »

Ermelinda a 21 ans et vit à Asnières (dans les Hauts-de-Seine, 92) depuis 16 ans. Elle est attachée de développement dans une compagnie d’assurance. La jeune femme aime la danse notamment la kizomba, la salsa et la bachata. Avec un petit faible pour cette dernière. J’ai craqué sur une de ses photos postée sur Facebook et lui ai proposé de la photographier pour le blog. Elle a accepté et nous avons organisé une séance de shooting en binôme avec son amie d’enfance Alison. Voici son témoignage.

 Avez-vous toujours porté vos cheveux naturels ?

Je n’ai pas toujours porté mes cheveux naturels. Comme beaucoup de jeunes filles afrodescendantes, je les défrisais ! Une habitude devenue automatique : je réalise systématiquement un défrisage après des tresses.

Pourquoi avez-vous décidé de revenir au naturel ? Depuis quand ?

Un jour, je défaisais mes tresses avec ma mère. Celle-ci, catastrophée par l’état de mes cheveux, abîmés et inégaux en termes de longueur, a décidé de me les couper. Je n’étais pas très emballée, d’autant plus que ma mère n’était pas coiffeuse. Mais, depuis, je ne défrise plus mes cheveux. Cela va faire 4 ans en novembre prochain.

Le regard des gens a changé sur vous ?

Le regard des gens change forcément.  Mon copain regrette parfois que je ne puisse plus réaliser le carré que je faisais sur des cheveux défrisés. Lorsque je lâche mes cheveux en mode afro, j’ai souvent droit aux remarques telles que : « On dirait les Jackson Five » ou « T’as mis tes doigts dans la prise ? », etc.

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Monica : « Le secret pour nos cheveux : la patience ! »