Shirley : « Etre nappy, c’est être soi »

Shirley est une métisse franco-togolaise de 22 ans. Elle habite en région parisienne. Suite au portrait d’Ermelinda publié sur Facebook, elle décide de me contacter pour figurer dans ma rubrique Le coin des nappys. Voici son histoire capillaire, en texte et en vidéo.

« Je suis étudiante en Master Management Commercial en alternance. J’aime le sport, surtout la danse : c’est une véritable passion. J’ai récemment découvert le Djembel et j’adore ! Le créateur de cette danse est d’origine togolaise, tout comme moi.

Je n’ai pas toujours assumé mes cheveux bouclés. Déjà au collège, je les lissais ou les attachais. Depuis 4 ans, j’ai opté pour un retour au naturel. J’ai fait ce choix car de plus en plus de femmes assument leurs cheveux bouclés, cela m’a encouragée à me lancer. D’ailleurs, ma famille ainsi que mon petit ami me préfèrent les cheveux au naturel. Personnellement, je me sens mieux car, être nappy c’est aussi ça : être soi-même.

Ma routine consiste à laver mes cheveux avec un shampoing et un après-shampoing Arganicare à l’huile de coco. Ensuite, je les démêle lorsqu’ils sont mouillés en appliquant une crème de soin sans rinçage, adaptée aux cheveux bouclés. Enfin, je les laisse sécher à l’air libre et voilà. »

Si vous aussi, vous êtes « natural and happy » et que vous souhaitez raconter votre aventure capillaire, n’hésitez pas à me contacter afin de figurer dans les portraits de ma rubrique Le coin des nappys. Vous pouvez également découvrir toutes les photos de cette rubrique en vous abonnant à mon compte Instagram @chantal_baoutelman

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Ermelinda : « Etre nappy, c’est s’assumer en tant que femme noire. »

Ermelinda a 21 ans et vit à Asnières (dans les Hauts-de-Seine, 92) depuis 16 ans. Elle est attachée de développement dans une compagnie d’assurance. La jeune femme aime la danse notamment la kizomba, la salsa et la bachata. Avec un petit faible pour cette dernière. J’ai craqué sur une de ses photos postée sur Facebook et lui ai proposé de la photographier pour le blog. Elle a accepté et nous avons organisé une séance de shooting en binôme avec son amie d’enfance Alison. Voici son témoignage.

 Avez-vous toujours porté vos cheveux naturels ?

Je n’ai pas toujours porté mes cheveux naturels. Comme beaucoup de jeunes filles afrodescendantes, je les défrisais ! Une habitude devenue automatique : je réalise systématiquement un défrisage après des tresses.

Pourquoi avez-vous décidé de revenir au naturel ? Depuis quand ?

Un jour, je défaisais mes tresses avec ma mère. Celle-ci, catastrophée par l’état de mes cheveux, abîmés et inégaux en termes de longueur, a décidé de me les couper. Je n’étais pas très emballée, d’autant plus que ma mère n’était pas coiffeuse. Mais, depuis, je ne défrise plus mes cheveux. Cela va faire 4 ans en novembre prochain.

Le regard des gens a changé sur vous ?

Le regard des gens change forcément.  Mon copain regrette parfois que je ne puisse plus réaliser le carré que je faisais sur des cheveux défrisés. Lorsque je lâche mes cheveux en mode afro, j’ai souvent droit aux remarques telles que : « On dirait les Jackson Five » ou « T’as mis tes doigts dans la prise ? », etc.